Léon-Charlotte

Les chantiers de l’enfer à Douarnenez ont construit Léon-Charlotte en 1990. Cette naissance lointaine et un peu tardive, n’empêche pas ce petit sloup d’être le plus flottais des bateaux de Flottille en Pertuis. Il a en effet été construit à partir des plans de Léon Angibaud Charpentier de marine de La Chaume à La Flotte en Ré. Ses plans sommaires dataient de 1914, mais les anciens se souviennent du premier exemplaire appelé l’Aiglon,on peut le voir sur les vieilles photos du port, il était ponté avec une petite cabine, ce qui n’est pas le cas de la réplique qui est un bateau ouvert sauf au niveau du petit tillac avant. Les formes : étrave presque renversée, arrière très rond finissant en pointe avec un gouvernail sur un étambot très incliné, grande largeur relative et fonds plats qui contribuent à la stabilité de forme, rappellent la silhouette générale des célèbres Gazelles des Sables, mais à l’échelle 1/3. De façon un peu irrévérencieuse, on pourrait dire qu’il s’agit d’un «bateau de retraité » comme s’en faisaient construire les anciens marins pêcheurs qui l’âge venu voulaient quand même continuer doucement le métier sans trop s’éloigner du port. Aujourd’hui Léon-Charlottenavigue dans les pertuis où les belles brises des après midi d’été lui donnent l’occasion de tracer un beau sillage d’écume.

Longueur hors tout : 7,70 m – Longueur de coque : 5,50 m – Largeur au maître bau : 2,28 m – Tirant d’eau : 0,70 m – Surface de voile : 24 m² -Gréement aurique : grande voile bleue, foc blanc – Construction classique à franc-bord : chêne pour la structure, bordé en pin, mât en pin d’orégon. – Coque blanche, petit pavois noir.